Voices for Democracy and Justice amplifies stories of democracy, human rights, and justice in Africa.

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Iran 2026 : Entre répression, crise sociale et combat pour la dignité humaine

 

Bien que Voices for Democracy and Justice in Africa concentre son action et ses analyses sur le continent africain, notre engagement en faveur des droits humains, de la justice et de la dignité ne connaît pas de frontières. Les luttes pour la liberté, qu’elles se déroulent en Afrique, au Moyen-Orient ou ailleurs, s’inscrivent dans un même combat universel contre l’oppression et l’injustice. C’est dans cet esprit de solidarité internationale que nous portons aujourd’hui notre attention sur la situation en Iran.

 

Depuis la fin de l’année 2025, l’Iran est le théâtre d’un vaste mouvement de protestation populaire, réprimé avec une violence d’une ampleur sans précédent. Né de profondes revendications socio-économiques, ce soulèvement s’est rapidement transformé en un défi politique majeur pour le régime. La réponse des autorités a été marquée par un usage massif de la force, faisant des milliers de morts et entraînant des arrestations à grande échelle, selon des sources officielles et indépendantes. Cette crise met en lumière de graves violations des droits humains et soulève des questions fondamentales de justice, de liberté et de dignité humaine, des valeurs au cœur de la mission de Voices for Democracy and Justice.

 

Un pays en crise : contexte et déclenchement du mouvement

Le mouvement de protestation qui secoue l’Iran depuis décembre 2025 est né d’un malaise profond. La population, confrontée à une inflation galopante, à une dévaluation sévère de la monnaie nationale, et à une dégradation du niveau de vie, a d’abord manifesté contre l’effondrement économique. Mais ces revendications sociales ont rapidement trouvé une résonance politique, avec des appels explicites à une refonte du système politique.

 

L’ampleur des manifestations

À partir du 28 décembre 2025, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes et se sont étendues à toutes les provinces du pays. Ce mouvement est considéré comme l’un des plus importants depuis au moins une décennie, tant par son étendue que par son intensité. Malgré une répression acharnée, des milliers de citoyens, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes ont continué à défier le régime.

 

Une répression brutale et systématique

L’État iranien a répondu aux manifestations par une politique d’État sécuritaire et répressive :

  • Censure et isolement numérique

Dès le 8 janvier 2026, les autorités ont mis en place un blackout total d’internet, bloquant la communication interne et externe des Iraniens. Cette mesure, l’une des plus longues et des plus complètes de l’histoire récente, a gravement entravé l’accès à l’information et la documentation indépendante des violences.

 

  • Usage de la force létale

Les forces de sécurité, y compris la police et des milices paramilitaires ont utilisé des armes à feu, y compris des balles réelles, pour disperser les manifestations. Des massacres, comme ceux de Rasht et de Fardis, ont été documentés, où la force létale a été utilisée contre des civils non armés.

 

  • Arrestations massives et disparition forcée

Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles figurent des manifestants pacifiques, des étudiants, des journalistes, des défenseurs des droits humains, et même des enfants. Beaucoup ont été détenus sans accès à un avocat, entretenus dans des conditions opaques, et exposés à des risques de torture ou de disparition forcée.

 

  •  Procès inéquitables et exécutions

Les autorités ont multiplié les procès-spectacles, diffusant des “aveux” forcés à la télévision d’État et poursuivant certains manifestants avec des accusations sévères telles que “mohareb” (ennemi de Dieu), passibles de la peine de mort. L’affaire d’Erfan Soltani, un jeune manifestant condamné à mort sans procès équitable, illustre la dérive judiciaire actuelle.

 


By Msdroriginal, CC BY-SA 4.0

 

Bilan humain : chiffres contrastés et défis de vérification

Le bilan humain reste difficile à établir compte tenu de la censure et du blackout, mais même les chiffres officiels sont alarmants :

Les autorités iraniennes ont reconnu plus de 3 000 morts durant les manifestations.

Des ONG et des agences indépendantes estiment que ce chiffre est largement sous-estimé, avec des comptages confirmés dépassant 5 000 morts, et certains rapports suggèrent un bilan pouvant atteindre 20 000 victimes ou plus.

Des milliers d’autres ont été blessés, et des centaines de milliers ont été arrêtés, torturés ou disparus.

 

Réactions internationales : appels à la justice

Face à cette répression, la communauté internationale s’est mobilisée :

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté une résolution demandant une enquête urgente sur les violations graves commises en Iran dans le contexte des protestations, étendant le mandat de la mission d’établissement des faits.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a condamné l’usage excessif de la force et insisté sur la nécessité de garantir le droit de manifester pacifiquement.

Des organisations internationales comme Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté des atteintes massives aux droits humains et appelé à ce que les responsables répondent de leurs actes devant la justice internationale.

 

Voix de la société civile et solidarité globale

Alors que l’information est censurée à l’intérieur du pays, des dizaines d’organisations iraniennes de défense des droits humains, ainsi que des réseaux de diaspora, continuent de témoigner des violations et d’appeler à une solidarité mondiale. Des mouvements de soutien aux prisonniers de conscience, des campagnes pour la libération des détenus, et des appels à une action internationale accrue gagnent en visibilité.

Ce combat est profondément lié à la lutte pour la justice, la liberté d’expression et les droits fondamentaux, valeurs au cœur de Voices for Democracy and Justice.

 

L’Iran à la croisée des chemins

La situation en Iran n’est pas seulement une crise politique ou économique : elle est une crise de dignité humaine. Ce qui avait commencé comme une protestation contre la détérioration du niveau de vie s’est transformé en une revendication profonde de liberté et de justice. L’ampleur de la répression, les violations documentées des droits humains et les appels à la responsabilité internationale exigent une réponse ferme de la communauté mondiale.

Pour les défenseurs des droits humains et pour toutes celles et ceux qui croient en la justice, rester informés, documenter, et exiger la fin de l’impunité sont des impératifs. L’histoire de l’Iran de 2026 est en cours d’écriture et ceux qui luttent pour la liberté méritent que leurs voix soient amplifiées et que leurs droits soient protégés.

 

 

Why Every Voice Matters in a Democracy

Democracy depends on participation. In times of injustice, silence helps the oppressor not the oppressed. Every voice no matter how small has power.

Voices for Democracy and Justice in Africa exists to amplify those often unheard. Whether you're voting, protesting, creating, or simply speaking out, you're part of the movement for change.

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